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#2 Ecrire de la fantasy : les propriétés magiques

Cela n’engage que moi, mais cette partie est l’une des plus amusantes !

Votre créativité et votre imagination sont libres de toutes les fantaisies ! Cependant, il ne s’agit pas de s’éparpiller tout de même ! Voici un petit guide pour créer votre monde magique.

 

Bienveillance ou malveillance ?

Magie blanche ou noire ? Ou bien d’autres ! Il peut exister des centaines de sortes de magies différentes. A vous de les inventer, définir leurs propriétés, leurs bienfaits et leurs avantages comme l’inverse. Il peut y avoir seulement une sorte de magie, La Magie, ou bien plusieurs autres. Elles peuvent être déclinées ou indépendantes les unes des autres…

Vos magie doivent aussi être cohérente en fonction de votre univers. Il peut y avoir des magies spirituelles, élémentaires, naturelles, mécaniques… 

Si vous n’avez pas d’idées, je vous conseille de vous référer au Bestiaire de l’Epouvanteur de Joseph Delaney. Il y a de fortes chances que vous trouviez votre bonheur, car il fait référence à différentes formes de magies noires.

Sinon, une méthode toute simple, posez-vous ces trois questions : Quels effets ? Pour qui ? Et pourquoi ? Si vous étiez un sorcier, pourquoi utiliseriez-vous votre ou vos magies ? Dans quel but ? 

 

Déjà, vous devriez avoir quelques idées qui viennent. Le but est de vous créer une essence particulière. Il ne sert à rien de reprendre les sortilèges de J.K Rowling ! 

 

Sortilèges de base.

 

En parlant de sortilèges, vous verrez qu’au cours de votre récit, vous utiliserez souvent les mêmes, les plus utiles. Établissez une liste de sorts récurrents, que vous définirez comme magie de base, simple, que tout le monde pratique.

 

En quelle langue ?

Le latin ou le grec est le plus souvent utilisé pour les incantations et les sortilèges. Mais si vous voulez pousser le vice plus loin, vous pouvez créer votre propre langue magique, ce qui rajoutera d’ailleurs un cachet particulier à votre univers ! Je vous donnerais les bases pour créer une langue dans une prochaine leçon, mais en attendant, cela ne vous empêche pas de commencer à créer vos sortilèges et définir à quoi ils servent.

 

Les propriétés interdites.

La magie doit inclure une dimension éthique et morale. Selon le panel de pouvoirs que vous déterminerez, votre ou vos magie peuvent poser des soucis dans leur utilisation. Elles peuvent soulever certaines questions comme “peut-on réellement ramener quelqu’un à la vie ?” ou d’autres dans le genre. A vous de décider, si ces propriétés sont limitées, quelles conséquences auraient-elles à force d’utilisation ? etc.

 

En magie, il n y a pas que des abracadabresqueries, il existe tout un panel de propriétées différentes.

Et c’est là qu’on s’amuse ! Bien sûr, vous ne pourrez pas tout créer d’un coup, mais au fur et à mesure, vous écrirez un véritable grimoire en parallèle de votre récit. Néanmoins, il est important de définir en amont quel sera votre style de pratique de la magie.

 

Méthodes pour sortilège :

Un sort doit être court. Un sort est lancé. Et il frappe le destinataire. Autrement dit, ne vous amusez pas à écrire un poème à chaque fois, un ou deux mots suffisent largement. 

Déjà, trouvez une situation. Par exemple pour commencer, on peut imaginer une situation toute simple du quotidien, comme faire la cuisine. Pour allumer un feu sous une marmite (si votre récit se déroule avant une quelconque période moderne), il vous faut une flamme. Et parce qu’il ne suffit pas de dire “flamme” pour allumer le feu, il lui faut trouver une dimension magique. 

Et c’est là que rentre en jeu votre langue ! Soit en latin “flamma” ou dans votre langue inventée, déjà, cela fait plus “magique”. Mais ce n’est pas suffisant. Il vous manque probablement une manière ou un objet pour lancer votre sortilège.

La gestuelle est donc un élément important. Soit avec une baguette, ou une chorégraphie des mains, imaginez de quelle façon votre sortilège doit être lancé.

Il existe aussi plusieurs autres détails avec lesquels vous pouvez jouer : l’intonation, la prononciation, l’accent, l’amplitude du mouvement…

A vous de jongler avec tout ça !

 

Méthodes pour potions :

Il vous faut procéder par étapes.

Déjà : pour qui, pourquoi ? Déterminer sur quoi va agir votre potion va vous permettre par la suite de trouver les ingrédients. A vous d’inventer des plantes, des animaux, et autres éléments à introduire dans vos potions. Essayez de vous cadrer toutefois, ne pas non plus faire tout et n’importe quoi. Soyez cohérent avec votre univers et vos propriétés magiques.

Ensuite, la préparation peut s’apparenter à une recette de cuisine classique. 

Et enfin définissez les effets, la durée d’efficacité, les précautions à avoir pendant la préparation et au cours de son utilisation.

Et voilà ! C’est prêt à l’emploi !

 

Méthodes pour rituels :

Ici, vous pouvez exercer toute votre poésie. Les rituels comportent plusieurs éléments. L’environnement, le phrasé, la puissance…

Il vous faut un endroit spécial, en fonction de ce que vous attendez de ce rituel. Il faut suivre une suite logique. Rassemblez aussi des objets en lien avec le sens de votre rituel, si possible magiques.

Ensuite ! Vient la partie littéraire : vous devez composer votre poème d’appel. C’est un mélange entre éloge et prière. Il y a une dimension très religieuse, invocatrice. Les sons et les intonations doivent être marquées, un peu comme la poésie latine où les syllabes sont mises en valeur par des stances. La forme de votre poème est libre.

Et pareil, ensuite, préciser les dérives possibles, les précautions à prendre pour éviter de faire imploser votre monde….

 

La place de la magie dans votre monde. 

 

Il vous faudra définir quels seront les enjeux autour de la magie dans votre univers. Sera-t-elle gouvernante, dissimulée, tabou, glorifiée ? A vous de décider en fonction de ce que vous attendez de votre récit. 

 

Grands sorciers ou mages.

De même, imaginez les figures importantes de la magie. Les gardiens, mages ou sorcier qui ont un lien direct avec elle. Quels sont leur rôle, leurs fonctions ? Il peut en émerger votre personnage principal, ou des secondaires, c’est pourquoi cette partie n’est pas à négliger. Creusez-vous la tête ! C’est aussi peut-être sur cette partie que se dessine votre intrigue, ou tout du moins une partie.

 

Créatures surnaturelles

Démons, vampires, lutins, fées, loups-garous et tellement d’autres ! Vous pouvez aussi créer vos propres créatures. Dans tous les cas, il vous faut travailler leur apparence, leurs caractéristiques spéciales et les adapter à votre monde. Imaginez leur histoire, leur apparition dans votre univers, leur habitat, leur migrations (s’il y en a eu)… Faites vous une fiche créature : l’espèce, description typique, super-pouvoirs/facultés, origines biologiques, mode de gouvernement, mode de vie, rites ou non, personnages emblématiques…

Il vous faut aussi déterminer leur place parmi les espèces “normales”. S’ils sont dominants, ou doivent se cacher car ils sont traqués.

 

Voilà pour cette deuxième leçon. J’espère qu’elle vous aura servit et je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour la suite de la méthode sur comment créer vos peuples ! 

 

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Audrey Lavau

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