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En finir avec les phobies d’auteurs ! #1

Nous nous sommes tous posé ces questions un jour.

En tant qu’écrivain, surtout débutant, il est difficile de se situer sur notre œuvre et sur comment évoluer en fonction de nos ambitions.

Il est cependant temps d’arrêter de nous torturer l’esprit et de normaliser certaines choses ! Nous ne sommes pas des machines et les métiers d’art en général sont complexes et source d’angoisse. Autant d’un point de vue matérielle qu’artistique !

 

1- La culpabilité de la page blanche.

Vous aussi, vous avez ce mythe de l’écrivain, avachis dans son fauteuil de bureau, qui noircit des pages et des pages dans une frénésie tandinitaire. Et bien rassurer, c’est un énorme mythe ! La vérité, c’est qu’il arrive des jours, des semaines, voir des mois où il peut arriver que l’inspiration manque. Elle part, sans prévenir, nous laissant seul devant notre feuille avec notre honte et notre désespoir.

2- Le syndrôme de l’imposteur.

Suis-je vraiment un écrivain ? Qu’est ce qui fait de moi un auteur ? Pour être auteur il faut être publié par les plus grands !

Stop les mégalos, vous sortez de la route ! Être écrivain ne se résume pas à un label, un titre ou des honneurs. Stendhal n’était pas connu durant son vivant et avait un lectorat pas plus grand qu’une coquille vide, qui eu dit qu’il deviendrait une référence littéraire reconnue ?

Vous êtes écrivains, parce que vous écrivez pour vous. C’est une passion, un besoin. Et surtout parce que vous y travaillez. À partir du moment où vous passez plus de temps à votre bureau à écrire qu’à regarder la télévision ou jouer au hockey sur glace, vous êtes un écrivain.

3- Ecrire pour moi ou pour les autres ?

Oui et non. Il ne faut pas écrire dans l’attente de plaire à un lectorat. En revanche, il faut que votre manuscrit et votre roman respecte les attentes minimales des lecteurs. Éviter les fautes, les raccourcis trop évident, les plagiats fades.

Mettez essentiellement de vous, et soyez dans l’optique d’apporter votre individualité au service de la création. Ça fait très mystique dit comme ça mais c’est l’idée !

Le fait de plaire ou pas ne dépends pas de vous. Et plus vous chercherez à plaire et entrer dans un moule, plus vous avez de chances de rester à côté de la plaque.

4- Je ne trouve pas d’éditeur, personne ne veut de moi.

Trouvez un éditeur et un travail de longue haleine. Il se peut que sur une centaine, aucun ne vous réponde jamais.

Est ce que cela veut dire que vous êtes mauvais ? Que votre travail est nul ? Non et non. L’écriture est trop personnelle pour être jugée de manière objective. Et le travail d’un auteur est perfectible toute sa vie, son style et ses pensées changent au cours des années.

Le fait de ne pas être retenu ne dépend pas de vous ( à part si vous fournissez un manuscrit des plus bancal, bâclée, là oui, il faut vous remettre en question). Le monde de l’édition fonctionne par tendance, en fonction des envies du marché. Et oui ce n’est pas très poétique dit comme ça mais c’est la triste vérité. Il se peut que votre manuscrit ne soit pas retenu tout de suite, mais 10 ans après !

 

Alors libérez vous de ces doutes. Il ne sert à rien de se torturer l’esprit. Rien n’est évident, et écrire est un processus lent et évolutif. Tout au long de votre vie, vos travaux changeront, vos envies et vos attentes aussi.

Il ne sert donc à rien de se juger ou de se laisser démonter par les autres. Le tout est de toujours charger cette évolution justement, toujours chercher à enrichir votre travail, et surtout laisser libre cours à votre intériorité et votre sensibilité. Ces deux choses restent l’essence de tout votre travail d’artiste !

 

Audrey Lavau

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