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La méthode de l’acrobate

L’écrivain acrobate

L’écrivain acrobate est celui qui n’a ni plan précis, ni l’envie de passer des heures à faire le planificateur, et encore moins à se casser la tête tout de suite sur des problématiques qui sont pour lui de second plan. Pour eux le principal c’est d’écrire. Mais quand j’écris écrire, c’est qu’ils ne connaissent pas les carnets bien propres et bien organisés non ! Des feuilles volantes par ci, par là, au plafond, sous le canapé, dans les toilettes ! Ils écrivent tout ce qui leur passe par la tête, de manière totalement décousue ou presque. Et par un miracle venu des dieux de la Pléiade, ils arrivent au même résultat que les autres. 

Cette méthode peut s’appliquer à n’importe quel.le auteur.e. En effet, elle est même généralement la première que l’on emploie en tant qu’écrivain débutant. Tout ce que l’on souhaite, c’est coucher sur le papier ou à l’écran tout ce qui nous passe par la tête de peur d’oublier nos idées. Mais il n’empêche que pour arriver à s’en sortir avec cette méthode, il faut rester ouvert et surtout trouver un moyen de retenir tous les éléments importants de votre intrigue pour ne pas risquer un manque de crédibilité.

Voyez plutôt cela comme le travail d’un explorateur. Durant toute son aventure au milieu de contrées inexplorées, il observe et répertorie ses découvertes. Ce genre d’écrivain est un aventurier qui a pour seul guide la foi en son travail et en ses idées. Enfin il arrive le moment de rentrer, de poser toutes les notes et croquis sur la table afin de construire sa thèse. Rassembler ses idées, les classer, les compléter… En même temps, cela permet à l’explorateur d’opérer

un travail de précision sur le fond de ses notes, travailler le style de son récit de voyage.

 

Le travail de répertorisation.

Ce n’est pas parce qu’on est bordélique qu’il faut être désorganisé ! En effet, même si on commence par écrire la fin pour revenir au début du milieu, il est préférable de le notifier quelque part. Pour chacun de vos feuillets ou de vos scènes, gardez un entête clair avec les informations suivantes :

  • La position de votre texte au sein de votre œuvre globale.

Si vous savez ou même si vous avez seulement une idée, il est important de définir l’emplacement des parties de votre récit. 

  • La Numérotation !!

ça aussi c’est un point essentiel pour mieux vous retrouver, surtout si vous travaillez avec des feuilles volantes. Il est important de mettre de petit numéro en haut de vos pages pour ne pas devoir vous relire si un accident survient. Pour les annexes, si vous avez des ajouts à faire, mettez-les sur une feuille à part avec une astérix, et ceci pour chaque scène. Vos textes entre eux doivent être reliés par quelque chose ; une agrafe, un trombone… SI vous respectez ce point, il vous sera beaucoup plus simple de vous y retrouver.

  • Écrire le nom des personnages actifs

Ce point est utile pour éviter les incohérences. Si par exemple un de vos personnage part en voyage d’affaire à Londres dans la première scène pour se retrouver à dealer de la drogue à New York dans la suivante, à part si c’est prévu, cela risque de dérouter le lecteur. Si vous avez un même personnage dans deux scènes qui se suivent, cela vous alertera sur une possible incohérence à corriger.

  • Indiquer le thème de la scène.

Si c’est un scène d’amour, de bataille, de réflexion, de déprime… Toujours écrire deux ou trois mots de description. Cela vous donnera aussi une idée de son emplacement si au départ vous ne savez pas trop. 

Normalement avec toutes ces informations, l’étape suivante ne saurait être qu’une histoire de bricolage.

 

L’élaboration du récit. 

 

Vient la partie la plus complexe. Selon la qualité de votre travail en amont, cette étape sera plus ou moins laborieuse. Mais elle n’en reste pas moins la plus importante.

Dans un premier temps, il s’agira de tout reprendre texte par texte et faire trois tas qui correspondront aux trois parties de votre œuvre globale : début, milieu, fin. 

Ensuite, groupe par groupe, il faudra relire votre travail et trouver l’ordre qui vous convienne. Et vous vous rendrez peut-être compte qu’il manque des transitions ou même des scènes entières. A vous d’écrire ces scènes de manière à ce qu’elles s’intercalent dans votre récit comme si elles en avaient toujours fait partie. Il peut aussi vous arriver qu’une scène n’ait aucune utilité et choisir de la supprimer.  

C’est aussi la partie de votre travail où il sera question de faire la chasse aux incohérences. Le fait de relier les éléments entre eux mettra en évidence ce qui dénote dans votre récit et il sera plus simple de les corriger. 

Cela ne paraît pas, mais ce travail est peut-être le plus long. Il vous sera plus facile d’écrire. Et vous aurez aussi plus d’attention à accorder sur votre style.

 

La précision de l’étude du style.

 

Cette méthode pendant le processus d’écriture et d’assemblage permet de travailler vraiment en profondeur sur le style. Chaque scène, chaque passage est pris en compte individuellement de manière plus flagrante. Il est ainsi plus simple de se concentrer sur un passage en particulier pour le peaufiner

Chaque mot, chaque phrase peuvent être imaginées et réécrites avec une précision d’expert. 

Cette méthode permet un travail de la langue plus approfondie même s’il a lieu sur le tas. Que ce soit au fur et à mesure du processus d’écriture ou pendant l’assemblage des textes, la langue peut être étudiée de près. 

 

Voilà donc pour cette méthode périlleuse mais qui a aussi de nombreux avantages. Elle peut aussi très bien se compléter avec les autres, n’étant pas exhaustive. Sur ceux, merci pour votre lecture, j’espère que Galaded vous aura aidé dans votre travaux d’écriture. A très bientôt !

Audrey Lavau

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