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Le Grand Arbre des Fées

– Ah, les Fées…

– Commence pas Gab, sinon Aly va bouder !

– Pourquoi je bouderai ? Il fait ce qu’il veut, s’il a envie de chopper des MSTs…

– Ben voilà qu’est-ce que je disais !

– Je dis ça pour lui hein, moi je m’en fiche…

– Mais Aly…

– Bonjour à vous ! Comme vous avez pu le deviner, nous partons aujourd’hui pour une rencontre avec les Fées. Ces êtres majestueux, un peuple uniquement féminin, ce fameux Grand Arbre ! Toute une culture autour de la reine Lilia.

– Ah, Lilia…

– Pitié Zit, tu ne vas pas t y mettre aussi ?!!

– Mais quoi ? Tu sais, je la connaissais depuis l’époque d’Arsen. 

– C’est bien Zitron on est content… Pour commencer, nous allons aborder leur demeure mythique. La forêt des saules pleureurs abrite un arbre gigantesque, qui domine tous les autres. Son tronc forme une armure de bois qui protège toute une ville de huttes et de cabanes individuelles. Dans ses branches résident les plus nobles Fées, anoblie par la reine elle-même, qui s’est établit avec sa sœur au sommet de l’arbre. Tu sais Zit, Ravalia…

– Je m’ennuyais !

– Tu crois vraiment que c’est une excuse ! Heureusement qu’elle a un cœur de pierre… Pour en revenir à l’esthétique, le Grand Arbre sert de rempart. A l’intérieur, des rues en terre sèche courent entre les huttes éparpillées de manière complètement aléatoire. Elles appartiennent aux Fées ordinaires : les artisanes, soldates, ouvrières, artistes primaires… Il faut voler pour atteindre les appartements des Fées illustres ; les magistrates, les cheffes de guerre, les artistes reconnues ou encore les favorites de la reine. Ces Fées ont droit à des pièces plus grandes et mieux décorées. Et enfin, toute la partie supérieure des branches de l’arbre est consacrée à la reine. Elle possède diverses chambres, des salles de bains, des bureaux, des petits salons brefs ! Tout une ribambelle d’endroits où travailler et se reposer. Sans compter la hauteur qui lui permet d’avoir un œil sur tout ce qu’il se passe au sein de sa ville.

– Tout de suite ! Les gens vont croire que c’est un tyran ! Alors qu’elle est aussi douce que le ruisseau qui traverse la forêt des saules. Mais l’endroit le plus fascinant de cette ville reste le jardin des naissances. Il est sacré, au cœur de la ville. Les Fées nourricières sont chargées de l’entretenir. Car quand une Fée rend l’âme, une autre vient la remplacer. Leur système d’éducation est réglé comme du papier à musique ! Durant les six premières années de leur vie, les bébés sont observés à la loupe afin qu’on les place ensuite dans les filières qui leur correspondent.

– Et elles ne se rebellent pas ?

– Non Gab, puisque telle est la volonté de la reine. Et on ne la contredit jamais.

– Et après ce n’est pas un tyran hein ?

– Lilia est sage et réfléchit. Elle est la plus ancienne souveraine de l’étoile, la seule qui ait jamais régné sur ce peuple. C’est presque une déesse pour son peuple ! On célèbre sa bonté tous les ans durant la fête de l’humilité.

– Et les fêtes chez les Fées, on connaît !

 – Oh oui on connaît…

– Gab, tu le fais exprès ? 

– Comment elle s’appelait déjà ? 

– Les enfants, on arrête de mordre dans le nonos et on se concentre ! Les Fées sont connus en effet pour leurs festivités grandioses. Toute la ville s’anime, les artistes exposent leur art, l’armée parade dans la ville en faisant des cabrioles aériennes, et les artisans travaillent tous pour préparer la ville au grand banquet du soir. Bon, on repassera sur la gastronomie… Elles sont plus connues pour leurs régimes que pour leurs viandes en sauces ! 

– Les Fées portent des uniformes non ?

– Oui. Les guerrières ont un ensemble en cuir brut, avec de grandes sandales à lacets. Les artisanes portent des pantalons en toile et des chemises de lin, et les nourricières des bleus de travail avec des tabliers. Mais pour les occasions spéciales, la reine fait faire des habits de fête pour tout le monde ! 

– On comprend pourquoi ce n’est pas Ravalia qui a été couronnée… Elle n’a aucun style !

– T’es ignoble Gab.

– Ravalia s’est illustrée pendant la Grande Guerre. Elle a conduit ses troupes de manière remarquable, particulièrement lors de la Bataille de l’Ombre, où Didas a disparu. C’est elle qui l’a poursuivi, traquée dans tout Magéari. Et qui a reconduit ce qui restait des Fées à travers la forêt des Ombres. Elle la connaît mieux que personne. Et je ne pense pas que Ravalia aime se faire vénérer comme sa sœur. Elle reste dans l’ombre et se charge de la protection de la ville et du peuple. 

– Et Lilia, que fait-elle ?

– Elle récolte les lauriers.

– Non Gab, pas seulement ! Elle s’occupe de tout l’aspect diplomatique des opérations. Demander à Ravalia de négocier,  c’est comme ordonner à un cochon de faire le beau !

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