Lectures

L’horreur avec un grand L – H.P Lovecraft

Après le siècle des tables qui volent et des découvertes abyssales, un génie de l’imaginaire scientifique fait son apparition au début du XXe siècle.

Lovecraft est un monstre du genre. 

Ses nouvelles horrifiques, comme celle du Mythe de Cthulhu, les Histoires Macabres ou encore le Cycle du rêve sont devenus des classiques du genre. Publié à l’époque chez Arkham House à partir des ses débuts en 1917, ses textes sortent individuellement. C’est Penguin Classics qui les classera dans les recueils cités ci-dessus. Son succès s’est fait à titre posthume, puisqu’il meurt le 15 mars 1937 d’un cancer de l’intestin sans le sous et oublié de tous. Il n’est redécouvert qu’après les années 50 et devient un classique.

 

L’œuvre de Lovecraft est caractérisée par la curiosité mélancolique de son auteur.

Passionné par les sciences et l’astronomie, ses récits font état de toute la part d’inconnu, terrifiante et vertigineuse, qui entoure l’humanité et que les progrès scientifiques découvrent pas à pas. Lovecraft ne cesse alors d’inventer à l’avance ce qui se cache derrière l’invisible et ce qu’il se passera quand on le découvrira, lui-même ayant rêvé d’être astronome. 

 

Les apparitions invisibles

La vision de l’Horreur Lovecraftienne est toute particulière. Elle relève à la foi du mythe, qui se recoupe avec la réalité scientifique. Les protagonistes sont considérés comme fous ou alors finissent par mourir de curiosité. Dans tous les cas, l’invisible chez Lovecraft est marqué du sceaux de la mort pour ceux qui tenteraient de forcer son apparition. Parfois, ce qui vit dans les profondeurs doit rester caché pour le bien de l’humanité. 

 

L’esthétique tentaculaire

Pour l’auteur, les fonds marins comme les lointains espaces vides ne sont pas si différents. Les créatures qui y résident rivalisent d’énormité et de disproportions effrayantes. Le visqueux et les longs bras capables de vous entraîner vers le fond sans possibilitées d’échappatoire représentent les visions cauchemardesques de prédilection de Lovecraft, lui-même soumis à quelques terreurs nocturnes. L’être extra ou intra-terrestre ressemble aux créatures les plus proches de l’enfer.

 

Le chercheur incomprit

La solitude est un thème récurrent chez Lovecraft. Lui-même vivant seul la majeure partie de sa vie et qui rêvait d’une vie de chercheur, il explore cette voie à travers ses propres personnages, tous confrontés à l’inexplicable qui les terrifie. Mais dans leur enquête ils sont isolés, comme si les dieux les avaient maudits et bénis à la fois. Ce sont ceux qui voient ce que les autres ne peuvent ni comprendre ni admettre. Au prix de leur vie parfois et de leur esprit dans tous les cas.

 

Le génie de Lovecraft réside dans sa perception singulière du monde à la fois tout et rien, vide et trop plein. Le savoir représente un poids bien plus grand que l’ignorance, mais la curiosité l’emporte toujours. Connaître le monde est irrésistiblement inévitable, pour le meilleur et pour le pire.

 

Petite bibliographie des oeuvres de et sur Lovecraft :

Par recueil :

La Couleur tombée du ciel.

Dagon

Dans l’abîme du temps

Démons et Merveilles

Le mythe de Cthulhu

Je suis d’ailleurs

Par delà le mur du sommeil

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.