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Pigrine : la ville haute en couleur !

– Quelqu’un à vu ma chemise ?

– Je commençais à croire que c’était intentionnel Zit.

– Oh Aly, je t’en prie ! Ose me dire que tu n’apprécies pas…

– T’as un bouton dans le dos, gros malin.

– Je vais te faire avaler tes cheveux gras Gab ! 

– Bon on a une visite là, alors tenez-vous un peu !

– Vas-y, dis bonjour, Zitron.

– Je te déteste petit merdeux. 

– Bienvenue à vous chers lecteurs ! Aujourd’hui, vous allez découvrir Pigrine, la ville des Pigrins de l’Ouest, les voisins des Flandres de l’Ouest. J’en avais beaucoup entendu parler, mais avant le médaillon, je n’avais jamais eu l’occasion de vérifier sa réputation. 

– C’est quand même étrange que ton père n’ai jamais voulu te laisser voyager.

– Zit, tu oublies les règles de Daniel.

– Ah oui…

– Bref. Pigrine se situe au cœur de la huitième montagne de la chaîne frontalière, en partant du sud. Un passage souterrain partant de la forêt des saules pleureurs permet aux peuples de l’Ouest d’y accéder. Une porte massive en chêne, incrustée de pierres précieuses et sculptée de motifs guerriers, garde l’entrée de la ville. 

– Je me demande toujours comment ils ont fait pour la transporter dans les tunnels.

– C’est parce que ce sont eux qui l’ont fabriqué, morveux. Avec le bois de leur propre forêt. A l’époque, il y avait moins d’habitations et les arbres descendaient jusqu’en bas de la pente menant au château de pierre. Il est construit au sein même de la roche. Les salles de réception, les chambres, les cuisines. Et pour autant, autant il n y a aucun recoin sombre à Pigrine. N’empêche, les lampions permanents au plafond il fallait y penser !

– C’est vrai que les lumières ajustables et les grandes halles sont les inventions du millénaire. Ils ont réussi à détourner la source de la rivière Umo pour créer un système d’irrigation, en plus des lampions qui produisent assez de lumière pour faire pousser n’importe quelle culture ou élever du bétail. Une fois la fin de la journée venu, ils éteignent les lumières et les rallument au matin.

– Cela leur a aussi évité de devenir fou ! Vous vous rendez compte, une vie dans le noir ! On ne leur connaîtrait pas leur entrain naturel et leurs fêtes grandioses. 

– C’est d’ailleurs étrange que pour le reste, ils n’aient pas eu cet esprit novateur. Ils n’ont pas de système de tout à l’égout ! Sans compter les habitations, juste des sortes de huttes en pierre et ils doivent encore aller chercher de l’eau directement à la rivière. 

– Ils se contentent de peu contrairement à nous Gab. Ils n’ont pas besoin de luxe ni de confort. Les Pigrins sont heureux avec ce qu’ils ont. La majorité de la population sont des artisans. Très peu font des études, et généralement ceux-là viennent à Flandaria ou chez les Hommes. Sinon, il y a les couturières et les joailliers du Grand Atelier de Pigrine. 

-Le fameux ! Il est réputé sur toute l’étoile. C’est grâce à la mode que la ville fait son beurre. Cette tradition de la couture se retrouve aussi chez les habitants qui ont tendance pour les plus modestes à fabriquer eux-mêmes leurs vêtements. Arsen lui-même commandait ses costumes chez eux. 

– Personnellement, je préfère quand même la gastronomie. Leurs pâtisseries sont divines !

– C’est sûr que les Pigrins ne sont pas du genre à se mettre au régime.

– En même temps, trois mètres de haut, il faut bien les nourrir ! Ils mangent presque uniquement du sucré et de la viande de bœuf.

– Le rêve…

– Du calme Aly, petite morphale va ! 

– Le seul bémol de Pigrine est leur rapport à l’art. Sans rire, il n’ont qu’une très faible population d’artistes.

– Cela dépend de ce que tu entends par artiste. Les Pigrins sont des artistes de la vie. Ils façonnent et créent des objets à leur image. Ils créent la vie où elle n’est pas censée être. Ils sont certes plus concentrés sur les arts pragmatiques, mais l’artisanat ne reste pas moins une technique et un savoir. Un réceptacle de l’âme à travers l’objet. 

– Autant tu peux avoir des réflexions puériles, autant parfois tu m’impressionnes Zit ! 

– C’est parce que je cache bien mon jeu très chère.

– Il y a une chose qui m’a tout de même toujours intrigué…

– Nous t’écoutons Gab.

– Leur dieu. Tollos. Pour voir que c’est un peuple pacifique, le seul dieu qu’ils vénèrent est une figure guerrière. 

– Les Pigrins ont une très mauvaise expérience de la guerre. Leur foi se base uniquement sur la protection de leur peuple par Tollos. C’est lui qui leur enseigne son savoir en termes de combat, mais aussi de maintien de la paix. L’un ne va pas sans l’autre. Ils se tiennent prêts à se protéger, tout en espérant ne jamais avoir à prendre les armes. C’est la guerre du Sang qui a accentué leur foi. Leur dieu guerrier est à la foi une figure de paix, de justice, de courage et de générosité. 

– C’est vrai qu’ils ont beaucoup souffert.

– C’est à cette époque que leur lien avec les Flandres s’est affirmé d’ailleurs. Ils ont combattu les invasions des Hommes pour protéger Flandaria et Flandarem. Mais les pertes ont été telles qu’ils se sont juré de ne reprendre les armes qu’en cas d’extrême nécessité. 

– Eh bien en l’occurrence, on y est…

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