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Réflexion d’avant anniversaire 2021

25 juin 2021 : Dans une semaine j’ai 20 ans.

D’habitude j’aime bien faire le bilan. Qu’est-ce que cette année m’aura apportée ? Est-ce que j’ai assuré ? 

Et bien ces douze derniers mois ont été la poursuite d’un cercle vicieux, dont j’ai cru m’être sorti. Je ne vais pas commencer à vous raconter ma vie rassurez vous et de toute façon je le fais déjà bien assez dans mes livres. 

Pour la faire courte, ce que j’ai vécu jusqu’ici a provoqué l’apparition d’effets plus que pervers sur ma santé mentale. Sur mes agissements. Mes pensées. 

J’avais réussi à tourner la page depuis peu. Mais tout m’est retombé dessus. J’ai l’impression d’être maudite. Quand j’arrive à balayer mes démons du passé, ils se font un malin plaisir et resurgissent presque instantanément. 

Emotionnellement, je crois que j’arrive à l’épuisement. Je suis sujette à beaucoup d’angoisse, au point de me rendre littéralement malade. J’ai des peurs paniques, j’ai heureusement réussi à faire cesser mes crises d’angoisse cette année, ça, au moins, c’est une très bonne chose ! Mais il reste tellement de soucis à régler pour être enfin heureuse et en paix. Et pour être honnête, je ne sais pas par quoi commencer.

Tout ce stress, cette mélancolie, mes peurs paniques, cette tristesse qui me colle à la peau. Je voudrais m’en libérer. Mais quand la crise arrive, j’ai beau essayer, ça finit toujours pas exploser. 

Et en explosant, je sais que je blesse mes proches. A force, ils sont aussi désemparés que moi. Et je ne peux que les comprendre. Je me dis qu’avec le temps, si je n’arrive pas à aller mieux, ils finiront inévitablement par partir. 

Et c’est là que se définit ce fameux cercle vicieux. J’ai constamment peur qu’on m’oublie ou qu’on me laisse tomber. De fait, le moindre petit doute se transforme en énorme spirale infernale de la rumination. Sérieusement, je pourrais concurrencer Spielberg. J’essaye de me contenir. Mais il arrive, et cela presque systématiquement que je craque. Et cela entraîne au mieux juste un malentendu et des minutes d’angoisses inutiles, suivi d’une culpabilité qui me tord les boyaux. Au pire, des disputes, et la culpabilité ensuite, toujours.

Je serais bien tentée de prendre le problème à la source. Mais cette peur là, est tellement ancrée en moi que je n’arrive pas à entrevoir une porte de sortie. 

Cette année de confinement n’a pas aidé non plus. Je n’avais pas d’amis dans ma filière, je débarquais d’un tout autre domaine, j’étais constamment seule chez moi, face à mon ordinateur. Mes autres amis étaient soit loin, soit trop occupés. Moi qui avait l’habitude d’être entourée, je me suis retrouvée la plupart du temps seule avec moi même. 

J’ai aussi été beaucoup malade physiquement. 

En clair toute une année à broyer du noir, à essayer par tous les moyens d’aller mieux sans aucun résultats ! 

ça ne peut pas continuer. Je n’ai pas envie que l’année prochaine ce soit la même chose. Normalement tout est censé rentrer dans l’ordre. Je vais aller dans une filière qui me plaît, reprendre mes activités, en tester de nouvelles. Même ma future relation à distance ne me paraît pas être une si grande tragédie que ça, même si c’est pour trois ans. Après c’est dans les faits que ça s’annonce compliqué. J’adore mon amoureux, mais sur la communication par téléphone, c’est pas un champion… Je sens que je vais me sentir seule. Encore. Certains de mes amis reviennent. Tant mieux parce que je n’ai pas envie de m’en faire de nouveaux. Peut-être que ça changera, mais pour l’instant, je n’ai pas envie d’inclure encore qui que ce soit dans ma vie proche. 

Je voudrais partir loin parfois. Pour me retrouver, sans personne. Et revenir en meilleur état, et rendre heureux les gens que j’aime. Actuellement, je ne sais même pas comment ils ont fait pour rester ici jusque là. Je suis insupportable. C’est peut-être pour ça aussi que mon amoureux part à l’autre bout de la France !

C’est pour ça, je dois arrêter ça.

Je ne sais pas encore comment, mais je dois le faire.  Je dois arrêter d’avoir peur. Peur qu’on m’oublie. De pas être assez bien, jamais. De devoir toujours prouver aux gens qu’ils peuvent m’aimer. ça a toujours été comme ça. Avant je m’en sortais. Je les rendais fier. Mais maintenant c’est la descente aux enfers à chaque fois. Je panique parce que j’ai peur que, sans prévenir, du jour au lendemain, on m’ignore, on me rejette et on ne m’aime plus. Parce que je n’arrive plus à rien. 

Je voudrais redevenir la personne d’avant,  d’il y a deux ans. J’étais enfin parvenu à être vraiment heureuse. Et tout s’est écroulé. D’un coup. En une fraction de seconde. Moi qui croyais me connaître finalement pas du tout. 

Je ne sais plus qui je suis. Qui je dois être. Et qui je veux être.

 

1 juillet 2021 : attention plot twist !

C’est comme un déclic. Une révélation. Finalement j’aime bien les bilans d’avant anniversaire !

Faire les bons choix, ce n’est jamais facile. Mais j’ai réussit. Même si d’un côté, cela m’a brisé le coeur, je me sens de nouveau moi. Je me suis retrouvée, moi !

Je m’étais oubliée depuis deux ans. J’avais donné mon amour à des personnes qui me le rendaient soit pas soit mal. Certaines sans le vouloir, au contraire. Mais si j’ai bien compris une chose, c’est de toujours suivre son intuition. Je le savais au fond. Et je me suis voilé la face. Je voulais y croire, pour ça je ne peux pas m’en vouloir. Mais jamais, plus jamais, je ne tairais mes besoins et mes attentes pour faire marcher une relation.

Être mal aimé parfois cela dépend surtout de nous. Aimer quelqu’un qui ne vous le rends pas comme on l’attend va forcément nous faire souffrir. Et même si cet amour nous pousse à nous battre pour lui, cela ne nous donne pas le droit de nous abandonner.

C’était ça le problème. Personne ne m’a abandonné. C’est moi qui me trahissait. Et aujourd’hui en prenant cette décision difficile, je me suis sauvée, et je me suis pardonnée. J’ai finalement osé prendre le problème à la source et m’en libérer.

La boucle est bouclée. Deux ans à chercher une porte de sortie. Sans comprendre que j’avais déjà les clés pour être heureuse. Il fallait juste que je redéfinisse mes priorités.

Grâce à ma dernière relation, j’ai appris à m’investir plutôt deux fois qu’une pour l’amour. Mais on ne peut pas aimer pour deux. A présent, c’est pour moi que j’investis. Et je m’aime comme je le mérite. Je n’ai plus d’attentes déchus.

J’aurais aimé pouvoir être aussi heureuse que je le suis maintenant avec lui. Mais quand on est seul à partager, on ne reçoit rien. Ou en tout cas pas ce que l’on attends.

Aujourd’hui, malgré le vide que cause l’absence de cette personne, je suis comblée. En aucun cas je ne regrette l’avoir aimé. Aussi fort et éperdument. Rien n’arrive par hasard. Et je suis heureuse qu’il ait fait partie de ma vie.

La seule chose que je regrette, c’est que je pense qu’il aurait été capable de me rendre pleinement heureuse, si il s’en était vraiment donnée la peine. Mais rien n’arrive par hasard. Et il arrivera ce qui doit arriver.

En attendant je suis prête. Plus que prête même. Je bouillonne d’ambition et de détermination. Je sais où je vais, pourquoi et comment y arriver.

Et je sais qui je suis, qui je dois être et qui je veux être. 

 

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